Analyse anthropo-juridique des rapports de l’homo senegalensis avec la terre : entre positivisme civiliste et normativité coutumière
Mots-clés :
Anthropologie ; Droit foncier ; Pratiques coutumières ; réalité endogène ; pluralisme juridiqueRésumé
L’analyse des rapports de l’homo senegalensis à la terre met en exergue la complexité d’un pluralisme juridique enraciné dans l’histoire coloniale et la diversité culturelle du Sénégal. Entre un droit positif, d’inspiration civiliste, et les pratiques coutumières encore vivaces, la réglementation foncière au Sénégal illustre la tension entre normativité étatique et légitimité sociale. Ce dualisme reflète deux rationalités : celle du droit écrit, positiviste, individualiste et uniformisant, et celle du droit coutumier, communautaire et symbolique. Cette réflexion s’invite donc au procès du système de connaissance hégémonique occidental à travers la violence et l’injustice épistémique, en dénonçant le conservatisme déconcertant et complexé de forme de gouvernance que l’on sait pourtant éloignée du mode de penser de l’homo senegalensis. Il s’agira pour ce faire de questionner les imaginaires sénégalais en matière foncière afin de mettre en exergue les articulations entre le besoin de construction d’un droit foncier positif et la prise en compte des préoccupations identitaires de l’homo sociologicus sénégalais.
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© Revue Congolaise des Sciences Juridiques et Politiques 2026

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